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LA TROISIEME GUERRE MONDIALE A BIEN LIEU


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Chronique de Dominique JAMET...

« PANDEMIE ». Un mot qui répand la terreur. Un virus nouveau, malin, et contre lequel nous sommes largement désarmés, a lancé un défi à l’humanité tout entière. A cette guerre unilatéralement déclarée par un ennemi invisible, insaisissable et tentaculaire, les pays envahis – soit, de proche en proche, l’ensemble de la planète – ont réagi diversement. La Chine « communiste » qui a assuré et garantit à son innombrable population, en contrepartie d’une dictature implacable, sécurité, développement et prospérité, a repoussé l’offensive au prix de mesures drastiques, aussitôt appliquées que prises. Certains – la Russie, le Brésil, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne – ont cru un temps pouvoir traiter l’adversaire par le dédain, et s’en mordent les doigts. Plus près de nous, l’Espagne, l’Italie, durement frappées, nous impressionnent par leur courage, leur dignité, leur capacité de résilience et leur unité...

Fidèle à une certaine tradition nationale (pas la plus reluisante) la France, comme en 1870, comme en 1939, a brillé par son impréparation, son improvisation, son insouciance, sa jactance et, hélas, par l’indiscipline d’une partie des siens. Nos dirigeants ont certes admis puis reconnu, mais lentement, progressivement, et comme à contrecœur, comme si notre pays bénéficiait d’on ne sait quelle immunité particulière, la réalité de l’épidémie et l’urgente nécessité d’affronter ce qui, sur un champ de bataille inédit, celui de la santé publique, s’apparente désormais à une guerre mondiale, la troisième. Insouciance, ignorance, présomption ou au contraire recul, en toute connaissance de cause, devant l’ampleur de la menace, et la difficulté matérielle, psychologique, politique de prendre les mesures rigoureuses, courageuses, héroïques, extrêmes, qui s’imposaient ? Un point est d’ores et déjà acquis : on a fait trop peu, et trop tard. Les actes ont suivi les paroles, mais avec une distance respectueuse. Un temps précieux a été perdu. Des vies ont été sacrifiées, qui auraient pu être sauvées.

« Nous sommes en guerre », a scandé Emmanuel Macron. Nous y étions avant que le président nous en avisât, et que fusent prises, au compte-gouttes, les premières décisions contraignantes. On nous a demandé avec insistance de nous laver les mains de nous serrer les coudes puis de nous éloigner les uns des autres alors que le virus s’était déjà discrètement invité et sournoisement propagé un peu partout dans le pays. Quand les théâtres, les cinémas, les cafés et les restaurants, puis tous les commerces non alimentaires ont dû fermer, quand ont commencé puis se sont durcies les mesures de restriction de la circulation puis d’utilisation de l’espace public, nos lignes de défense avaient déjà été tournées ou enfoncées.

Les professionnels de la santé, puis les forces de l’ordre, comme jadis les cuirassiers de Reichsoffen, avaient été envoyés en première ligne sans avoir été dotés des moyens de protection les plus élémentaires. Les hôpitaux, en crise depuis des années, étaient bien entendu hors d’état d’accueillir de surcroît le flux sans cesse grossi des victimes du coronavirus.

Au fil des jours apparaît l’étendue des lacunes, des erreurs et des fautes, anciennes ou récentes, qui se sont accumulées dans la gestion de la santé publique puis de l’épidémie. Des enquêtes détermineront puis l’histoire jugera ceux qui, par négligence, incapacité ou pusillanimité ont créé les conditions du désastre sanitaire et humain qui se profile.
Dès à présent, il est permis de se poser et de poser quelques questions simples qui n’ont jusqu’ici pas donné lieu à des réponses convaincantes.

Comment s’explique la spectaculaire pénurie de masques, de gants, etc., dont se plaignent à juste titre hospitaliers et policiers ? On sait déjà que, pour des raisons de sordide économie, alors que l’hôpital public criait misère, il avait été décidé – par qui, à quel niveau, avec quels arguments ? - de ne pas renouveler le stock existant. Qui a été assez imprévoyant et assez inconséquent, dès le début de la crise, pour ne pas prendre en compte et tenter de pallier au plus vite cette carence en faisant appel à la Chine, premier producteur mondial de ces objets ?
La généralisation des tests était-elle véritablement inutile et inintéressante, comme on nous l’a seriné trop longtemps ? Ou cherchait-on seulement à cacher que notre capacité limitée à 4000 tests quotidiens contre 8000 en Allemagne et 20.000 en Corée du Sud, nous interdisait de mettre en place la politique de dépistage systématique qui nous aurait permis d’isoler les porteurs du virus, par exemple en les logeant dans les centaines de milliers de chambres d’hôtel disponibles, tant que nous ne disposions pas du matériel nécessaire, en provenance de Chine, naturellement ?

Pourquoi le chef de l’Etat, lors de sa deuxième allocution, a-t-il refusé de prononcer le mot « confinement » ? Pour ne pas affoler les Français, parce qu’il pensait que ceux-ci n’étaient pas encore prêts à accepter la chose ou parce qu’il se flattait de pouvoir « en même temps » contraindre quelques dizaines de millions de personnes à rester chez elles sans arrêter l’économie nationale ? Faute d’avoir pris à temps une décision radicale, nous sommes désormais menacés de passer de l’ère actuelle du confinement avec dérogations au couvre-feu généralisé, en attendant l’état de siège et la loi martiale.

Est-ce parce que les recherches du professeur Raoult, qui sont observées et suivies dans le monde entier sont dépourvues d’intérêt ou en raison de querelles, de jalousies professionnelles et d’inimitiés personnelles que l’Etat s’est refusé à explorer et à encourager cette piste ?
Ce n’est finalement pas sur la réforme des retraites ni sur celle de l’assurance-chômage ni sur celle de la Constitution que le président en fonction, son gouvernement et sa majorité seront évalués, plébiscités et reconduits ou impitoyablement balayés, mais sur leur gestion et l’issue de la guerre contre le Covid-19. Ils sont les derniers à l’ignorer et ne cessent d’assurer qu’ils disent et diront la vérité aux Français. Toute la vérité ? Les observations énoncées plus haut et bien d’autres éléments laissent craindre au contraire que la politique du gouvernement, dans ce domaine comme ailleurs, soit aussi transparente qu’un verre dépoli.

Au stade où nous en sommes, il est déjà possible de tirer trois leçons de la crise planétaire que nous vivons.

Première leçon : le délabrement civique et moral de notre pays est encore plus avancé qu’on ne le pensait généralement. Nous sommes en guerre, en effet, et cette guerre d’un nouveau type engendre les mêmes comportements que les guerres classiques : peur de manquer, panique, pénuries réelles ou artificielles (masques, médicaments, gels, denrées alimentaires), marché noir. Les comportements inciviques se sont multipliés ces derniers temps, qu’ils soient le fait des générations nouvelles, élevées et grandies dans un individualisme égoïste, indifférent aux besoins et aux souffrances de la collectivité, rétif à toute idée de sacrifice ou de discipline, ou de l’écume des cités qui prouve ici et là, de manière éclatante, son sentiment de non-appartenance à la communauté nationale. L’urgence, enfin, et l’impossibilité matérielle de maîtriser la situation ont conduit, sans que nul ne s’en émeuve, à faire passer par-dessus bord, quelques valeurs dites universelles, dont celle suivant laquelle les êtres humains sont égaux et ont également droit à la vie. L’aveu du « tri » entre ceux qui peuvent encore servir et ceux qui ne sont plus utiles est passé, pour reprendre une expression désuète, comme une lettre à la Poste. Retour des temps barbares.

Deuxième leçon : la prétendue Union européenne est décidément, plus que jamais, une superstructure purement bureaucratique qui ignore coopération, collaboration, mutualisation, entraide, solidarité. Le seul cadre pris en considération à l’heure du péril demeure, pour le meilleur et pour le pire, le cadre national. Des centaines de milliards d’euros que débloque Mme Merkel, pas un centime n’ira à la Bulgarie ou à la Grèce, Quand 700.000 masques de protection venant de Chine et destinés à l’Italie transitent par Prague, la Tchéquie fait main basse au passage sur ce précieux chargement. Vingt-sept pays artificiellement regroupés sous l’égide d’un Parlement, d’une Commission et d’une Banque ne font pas une nation, et les peuples ne sentent pas chez eux dans cette construction technocratique.

Troisième enseignement, le plus lourd de signification et de conséquences pour nous. Après un demi-siècle de libre-échange sans contrôle, de libre concurrence sans règles, de délocalisations, de restructurations et de mondialisation, le Coronavirus apparaît comme un révélateur : le vieux roi, l’Europe, est nu. Ce n’est pas seulement dans tel ou tel domaine de l’industrie ancienne, dans tel ou tel secteur de l’économie nouvelle que la Chine, ou la Corée du Sud sont devenues les puissances dominantes. Nos automobiles, nos vêtements, notre électro-ménager, mais aussi nos teléphones portables, nos tablettes, nos panneaux solaires, nos médicaments, demain nos avions, nos trains, nos centrales nucléaires sont fabriqués en Chine, en Asie, en Afrique. La France, bradée par ses dirigeants, n’est plus un pays souverain, ni sur le plan politique, nous le savions, ni sur le plan économique et financier, nous en découvrons la réalité dans toute sa nudité. La France, comme la plupart des pays du Vieux continent, est devenu un pays dépendant, incapable de subvenir à ses besoins les plus élémentaires comme de fabriquer les produits les plus raffinés, un pays en voie de sous-développement. Nous en prenons conscience. Si nous en tirons les conclusions, l’épreuve que nous traversons n’aura pas été inutile.


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