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Réformer l’agriculture


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Constat de l’agriculture Française

  • Début de la dérive (après la guerre de 14)
    Le monde agricole et rural sort bouleversé de la Première Guerre Mondiale. La tendance lourde de diminution de la population rurale, amorcée depuis 1840-1850, se poursuit, inexorable, touchant désormais aussi la population agricole, propriétaires et ouvriers agricoles, et pas seulement les commerçants et artisans, combinée à un élément nouveau, la baisse de la fécondité des familles. Par sa brièveté, la période entre deux guerres peut donner l’apparence d’être moins riche en actes politiques et en progression économique et technique que la précédente. Mais, dans cette nouvelle situation, les années 20 et 30 sont, dans le secteur agricole, comme pour les autres secteurs de la société, celles de l’émergence d’idées nouvelles, dans le domaine technique tout comme dans celui des évolutions sociales.
    La Seconde Guerre mondiale en limitera les effets, mais elles se manifesteront pleinement et trouveront les conditions favorables à leur maturité au cours de la période suivante : il est donc essentiel de les mentionner à la période au cours de laquelle elles se sont faites jour.
  • Industrialisation (des années50 à nos jours)
    Dans la phase ultime de « la fin des terroirs » les témoignages des personnes ayant encore dans leur mémoire les traditions locales vécues dans les familles et les villages, révèle le fossé entre les schémas technocratiques de progrès technique et les pratiques traditionnelles d’élevage qui ne manquent pas de rationalité sur un plateau de montagne à la confluence des départements de l’Aveyron, de la Lozère et du Cantal. Mais l’agriculture « en famille », en tant que mode de vie, qui avait prévalu jusqu’alors durant des siècles, fait place au concept moins poétique d’exploitation agricole à « 2 UTH ». Ceci signifie que l’on assigne un objectif économique à l’exploitation agricole, la rémunération du travail de deux personnes à plein temps, en clair le chef d’exploitation et son conjoint.
    Intensification des modes de production par la rationalisation des fonctions physiologiques au niveau des plantes et des animaux, expansion de la motorisation, généralisation de l’usage des engrais chimiques et des pesticides, perfectionnement de l’amélioration des plantes, amélioration génétique des animaux par la combinaison de l’insémination artificielle, du contrôle de performances, et du traitement informatique de l’information, permettant la mise en œuvre effective des modèles de la génétique quantitative élaborées au cours des années 30 (loi sur l’élevage de 1966)… Au cours des années 60 et 70, les exemples des secteurs de production concernés par cet accroissement des rendements sont nombreux dans le sud-ouest de la France : les maïs hybrides et le développement de l’irrigation, l’élevage ovin et le fromage de Roquefort, les vaches laitières à haut niveau de productivité, les poulets « label ». Le corollaire en est le mouvement de spécialisation des exploitations agricoles au nom d’économies d’échelle que recherchent les groupes coopératifs issus du regroupement des coopératives de base. Agriculture et forêt, élevage, ressources naturelles et eau, maîtrise du vivant, tous ces secteurs sont concernés, associés à des enjeux centraux pour les besoins vivriers de la société et devenant une part importante de l’activité économique du pays, contribuant pour une part non négligeable à la balance positive du commerce extérieur (Cf. le « pétrole vert » désigné par Valéry Giscard d’Estaing). Coïncidant avec la période des « trente glorieuses », le développement de l’agriculture française conjugue « croissances agricoles » avec « construction et développement des filières « agroalimentaires ».
  • Perte de repères (tout chimique sinon rien)
    C’est ce modèle d’agriculture qui sera bientôt qualifié de « productiviste » et soumis à critiques de plus en plus fortes quant à ses conséquences pour la population rurale, et sur la population Nationale. Les agriculteurs sont devenus des « Producteurs » et ne se retrouvent plus en tant que paysans, LA TERRE n’est plus nourricière mais un support qu’il faut traiter à grands renforts d’engrais chimiques elle n’est plus un partenaire qu’il faut soigner au même titre que les plantes. Il était donc essentiel de mentionner la période au cours de laquelle elle s’est faites jour. La qualité des aliments comme pour la qualité de l’environnement, éléments qui n’avaient pas été pris en compte dans leur cahier des charges. L’homme une fois de plus a joué les apprentis sorciers.
  • Où allons-nous ?
    Ainsi, en ce début du 21ème siècle par les conséquences des actes d’achats des consommateurs mal éduqués et les aspirations des citoyens, sans oublier la question devenue majeure du changement climatique et de l’épuisement des ressources en énergie fossile sur fond d’accroissement de la population mondiale, tout ceci remettant en selle le rôle des politiques publiques pour assurer la satisfaction des besoins alimentaires du monde. Défi inédit : l’agriculture du futur va devoir produire encore plus, mais comment ?
  • Rien n’est plus nouveau que ce qui est oublié.
    Dans un contexte de libéralisation et de normalisation des échanges commerciaux à l’échelle mondiale, l’agriculture intensive est devenue davantage un moyen de faire du profit qu’un moyen de nourrir le monde et contribue à la détérioration des conditions de vie des paysans.
  • Une autre voie est possible. Depuis les années 80, certains agriculteurs n’ont plus accepté la mainmise de l’industrie agrochimique qui vendait la chaine complète partant de la semence au traitement phytosanitaire en passant par les engrais de synthèse, ces paysans ont vu leur sol se dégrader rapidement pour ne devenir qu’un agrégat sans vie.
    Des groupements devenus des organismes tels que « Lemaire Boucher » ou « Nature et Progrès » parmi les pionniers de l’agriculture dite BIOLOGIQUE, se sont battus avec persévérance pour créer un cahier des charges de l’agriculture Biologique moderne appelé communément BIO. De ce combat sont issues des certifications et labels Français et Européens.
  • Des propositions concrètes : Nourrir la population avec des produits sains, abolir ce « catalogue » des semences qui est chasse gardé des industriels, nous leur laisserions si ce n’était qu’ils ont verrouillé le système en faisant interdire la vente et l’utilisation d’autres semences qui ne soient pas issues de leurs production.
    Comment peut-on interdire à un paysan de produire ses semences et de les distribuer à d’autres agriculteurs qui auront choisi une autre voie, ceci est et va à l’encontre des droits de l’homme.
  • La mise en place : constat de ce qui existe et de ce qu’il faudra mettre en place. L’avenir ne sera jamais tout « BIO » Il y aura toujours des industriels pour s’acheter des terres et des agriculteurs ou éleveurs cupides ou prisonniers de leur monde pour mettre en œuvre leurs plans, mais l’avenir de l’agriculture sera BIO, question de survie et de calcul.
  • Survie, car l’agriculture intensive telle qu’on la connait a montré ses limites et n’ira pas beaucoup plus loin sans provoquer de catastrophe sanitaire et humanitaire grave.
  • Calcul, L’agriculture Biologique, la Permaculture, et autre méthodes d’agricultures naturelles sont de plus en plus appréciées de nos concitoyens, même par une partie des couches sociales les plus pauvres, tous préfèrent manger BIO mais tous n’ont pas les moyens de se les offrir ce en quoi ils font parfois erreur par ignorance. Mais nos chers marchands de la grande distribution, eux ne sont motivés que par le profit, qu’importe si le produit est BIO ou Chimique, l’important c’est le chiffre d’affaire et la marge qui en découle. Donc le combat sera surtout politique !
    Avoir la volonté politique de mettre en place un plan de grande ampleur de réforme de l’agriculture !
  • Les moyens : avoir les moyens politique d’investir massivement dans le BIO, ce plan ne se mettra pas en place du jour au lendemain, 1ère étape, lutter contre le lobbying des groupes agrochimiques, ne pensez pas qu’ils resteront les bras ballants à attendre leur mort. Sachant que l’agriculture bio est surtout une agriculture paysanne, ils ne trouveront pas beaucoup de moyens d’investir sur de grandes propriétés.
  • L’aménagement du territoire : Une autre façon de vivre la ruralité, lentement les paysans retourneront sur leurs terres pour enfin produire une alimentation dont ils seront fiers et qui les honorera. L’agriculture Biologique, la Permaculture et l’agriculture traditionnelle naturelle sont de grandes consommatrices de main d’œuvre et c’est une vraie embellie pour nos campagnes qui vont enfin revivre, beaucoup de français, jeunes n’ayant pas trouvé à la ville le moyen de épanouir, migreront ver la campagne pour un retour à la nature, même si la vie de paysan est plus rude que celle du citadin, beaucoup y trouveront leur voie ; vivre à la campagne ne veut pas dire vivre retiré du monde, c’est fini les paysans loin de tout et de tous. Il faudra un ambitieux plan d’aménagement du territoire relier les villages aux villes par un réseau routier permettant une connexion rapide, il faudra réhabiliter les voie de chemin de fer abandonnées pour un acheminement des denrées produites par des moyens moins polluants que les camions sur de longues distances.
    Toute cette nouvelle population désormais installé à la campagne aura besoin de service et de biens d’équipement, tous ces commerces qui reviendront peupler nos villages seront en demande de médecins et d’administration de proximité, de liens internet, de lieux de divertissement etc. pour 10 emplois agricoles créés 3 emplois de service se créeront. Il n’est pas utopique de penser que 500000 emplois pourront se créer en 20 ans.
  • Vers un peuple plus respectueux de la terre : Dès l’école apprendre les valeurs de la nourriture et de ceux qui la produisent, toutes ces modifications dans nos habitudes alimentaire, dans notre façon de consommer ne se feront pas sans une éducation incité par les pouvoirs public auprès des écoles collèges et lycées mais aussi dans les familles.
  • Conclusions : Produire des aliments de qualité sera un atout pour la France, la qualité à une clientèle non seulement en France mais aussi dans le monde entier. Mais il nous faudra penser à aider les pays émergents à installer leur production vivrière par nos moyens financiers et technique, n’oublions pas que nous ne sommes pas seul sur cette terre.

Michel GATEAU


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