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LES MASQUES TOMBENT


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Chronique de Dominique JAMET...

« A quelque chose malheur est bon ». Alors même que la pandémie en cours étendait ses ravages à la planète entière, tétanisant les gouvernements, terrorisant les populations, paralysant les économies, annonciatrice d’une redoutable crise sociale, un effet secondaire et imprévu du Coronavirus est venu rappeler, au moins à nous Français, la vérité de ce vieil adage.

Même si par certains de ses aspects elle a paru relever de la bouffonnerie et de la pantalonnade, la masquarade que nous avons vécue n’a rien d’anecdotique. Le feuilleton tragi-comique, cousu de fils de toutes les couleurs, qui s’est éternisé autour de ce morceau de tissu, a agi comme un double révélateur. Reste à savoir si nous serons capables d’en tirer les leçons.

Nous étions en guerre, nous avait dit le président. L’expression était-elle appropriée ? Quoi qu’il en soit, nous avons pu vérifier que la première victime de l’épidémie était bien, comme il est de règle en temps de guerre, la vérité. Confrontés aux conséquences d’une scandaleuse impéritie dont la faute incombait pour partie à leurs prédécesseurs, pour partie à des responsables toujours en place, les divers porte-parole des pouvoirs publics, spécialistes autorisés de la santé, ministres concernés, jusqu’au premier d’entre eux, et jusqu’au chef de l’Etat, ont opté pendant des semaines pour le flou artistique, le déni, la dissimulation, bref ont choisi le mensonge, en se justifiant à leurs propres yeux par leur désir de ne pas affoler le peuple – éternelle excuse de ceux qui le méprisent. Ils nous ont raconté des histoires, ils nous ont baladés comme dans la forêt des contes où les parents vont perdre leurs enfants. Incapables de résoudre le problème dans un délai raisonnable, perdus eux-mêmes dans les labyrinthes bureaucratiques où nous nous perdons tous les jours, implorant simultanément l’initiative individuelle de venir pallier la défaillance collective, ils ont osé nous dire pendant les deux mois où les masques faisaient défaut que les masques étaient inutiles, avant de les rendre quasiment obligatoires à partir du moment où nous avons été approvisionnés. L’épisode dramatique que nous traversons les a amenés, bien involontairement, sur ce sujet comme sur d’autres (les tests, les traitements, le nombre des victimes…) à révéler le peu de cas que les dirigeants, démocratiquement élus, d’un pays supposé démocratique, ont pour l’une des valeurs essentielles de la démocratie : l’information. Il faudra, le moment venu, nous en souvenir.

Cette même crise sanitaire dont nous ne savons encore ni quand ni dans quel état nous nous en sortirons a été l’occasion d’une autre révélation, d’une ampleur incomparable, et qui va bien au-delà des mensonges et du sort des gouvernants du moment. Elle a soudainement et brutalement ouvert les yeux jusqu’alors indifférents ou complices des Français sur l’état de décadence, de délabrement, de déliquescence dans lequel des décennies de capitalisme libéral, de « libre concurrence » faussée, de délocalisations, de fusions, d’absorptions, d’erreurs, d’abandons, de démissions, de connivences, de préférence donnée aux intérêts particuliers sur l’intérêt général, de court-termisme, d’absence de hauteur, de vision, d’impulsion ont plongé notre pauvre pays.

La France s’est regardée, toute nue, telle qu’elle est, dans le miroir impitoyable que lui tendait l’actualité, et elle y a découvert dans quel état de dépendance industrielle, financière, commerciale, culturelle, diplomatique, militaire était tombée la supposée sixième puissance économique du monde, incapable de subvenir à ses besoins les plus élémentaires comme de lutter à armes égales avec la concurrence de pays, développés ou émergents, plus offensifs, plus actifs, plus entreprenants, plus ambitieux, plus cohérents, plus unis, rattrapée sinon dépassée dans le domaine des technologies les plus avancées.

Ces yeux, si longtemps fermés, soudain dessillés, vont-ils rester ouverts ? Les Français, après avoir pris conscience du niveau où ils sont tombés, continueront-ils à s’en accommoder ? Ont-ils compris, vont-ils enfin comprendre que notre avenir ne se réduit pas à un choix entre une gauche, une droite ou un grand groupe central également acquis, avec des nuances peu perceptibles, à la dilution de la France, en tant que pays, dans de grands ensembles politiques supranationaux, à son inféodations à de grandes puissances financières multinationales ? Sous Jacques Chirac, sous Nicolas Sarkozy, sous François Hollande, sous Emmanuel Macron, avec quelques inflexions, quelques nuances, la France a fait le choix de la servitude volontaire, de la servitude consentie, de la démission collective. Il n’est que temps de faire marche arrière.

Dans moins de deux ans, l’élection présidentielle verra s’affronter des candidats qui brandiront avec plus ou moins de conviction, d’éloquence et de savoir-faire, les étendards poussiéreux de la gauche classique, de la droite traditionnelle ou du grand groupe central des gens raisonnables. Ne nous laissons plus abuser par la prétendue diversité de leurs étiquettes, de leurs sensibilités, de leurs affinités. Ils vont et ils nous ont entrainés dans la même direction. Distinguons l’essentiel de l’accessoire. Le vrai choix est entre la vassalité et la souveraineté, entre la fatalité et la liberté. Dans moins de deux ans, les Français ont l’occasion, comme tous les cinq ans, de reprendre le contrôle d’eux-mêmes, de leur pays, de leur avenir ou de s’en remettre une fois de plus à des menteurs. Les charlatans s’avancent sous des oripeaux trompeurs. Apprenons à les démasquer.


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