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QUELLE CRISE MIGRATOIRE ?


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Chronique de Dominique Jamet...

De l’audace, encore de l’audace…De l’audace ou du culot ? Il en faut un sacré paquet pour oser affirmer comme Emmanuel Macron, la semaine passée, qu’il n’y a pas de crise migratoire, mais seulement une crise politique et morale. Tirer parti d’une embellie temporaire, d’une accalmie provisoire dans la tempête, pour annoncer le retour du beau temps, et faire comme si le problème était résolu alors qu’on en a seulement changé les données, c’est prendre avec la vérité une telle distance que, révérence gardée, on serait assez fondé à parler de mensonge.
Que le traitement de l’immigration fasse débat dans l’ordre politique et moral n’est pas douteux, mais peut-on ignorer comme le fait délibérément le président de la République l’incapacité où sont depuis des décennies la République et la société françaises de maîtriser les multiples problèmes que leur pose le flux incontrôlé des immigrants tant sur le plan économique qu’en matière de culture, de sécurité, d’intégration et de cohésion nationale ?

L’augmentation spectaculaire de notre population depuis la deuxième guerre mondiale est très clairement liée à l’immigration de masse à travers les multiples entrées que constituent une fécondité supérieure à celle des autochtones, le regroupement familial, les diverses formes de régularisation et le renoncement de fait à expulser les « clandestins » qui excellent à profiter des failles de nos lois et de la mollesse de leurs exécutants.

L’appel à une main d’œuvre étrangère, la transfusion d’un sang neuf dans les veines de notre vieux pays épuisé par deux guerres meurtrières ont eu leur raison d’être, leur justification et leurs effets positifs. Dans le contexte actuel, l’immigration n’est plus ni contrôlée ni choisie ni désirée ni souhaitable, elle est subie comme une intrusion voire une calamité contre laquelle le peuple français se raidit et se rebelle comme d’autres peuples européens et pour les mêmes raisons, sans que nos dirigeants, ces somnambules, ces étrangers dans leur propre pays, aient compris les causes et pris la mesure de cette réaction qu’ils stigmatisent et qu’ils partageraient s’ils vivaient dans les mêmes conditions, les mêmes quartiers et les mêmes difficultés que ce bas peuple qu’ils courtisent ostensiblement et qu’ils méprisent secrètement.
La France serait-elle raciste, comme on nous le serine à longueur d’émissions, de colonnes, de débats et de manifestations ? Elle est d’abord métissée, nos assemblées, nos stades, nos salles de concerts, nos studios, nos villes et nos rues en portent le témoignage. Elle a pris sa part et plus que sa part de la misère du monde, et elle craint légitimement aujourd’hui de voir se dissoudre dans le melting pot qu’elle est devenue une part de l’identité, de la personnalité, des valeurs qui l’ont faite et lui ont valu le respect des peuples de la planète. Elle n’en peut plus, elle demande à souffler, à retrouver les équilibres fragiles sur lesquels reposait le modèle qu’elle avait su bâtir à travers les vicissitudes et les tragédies qui ont jalonné son histoire. Elle craint de ne plus se reconnaître dans le miroir que lui tend notre époque.

Nous n’en sommes qu’au début de la crise migratoire et M. Macron le sait parfaitement. Le Jupiter étonnant qui nous gouverne n’a désamorcé, que l’on sache, aucune des trois bombes incendiaires qui menacent de nous éclater à la figure : ni l’explosion démographique de l’Afrique et de l’Asie, ni la misère ni les guerres qui chassent de leur terre natale des millions et demain des centaines de millions de malheureux.

Les migrants sont les vecteurs mais d’abord les victimes d’un état des choses où ils ne sont individuellement pour rien. En aucun cas des criminels ou des coupables, et nous ferions comme eux si nous étions dans leur situation. Les « passeurs », ces négriers contemporains qui embarquent dans des barcasses pourries des cargaisons d’hommes et de femmes au péril de leur vie, au risque de leur mort, ne sont que de misérables parasites qu’un minimum de police internationale mettrait hors d’état de nuire en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. Les coupables sont ailleurs.
Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, Israël, l’Arabie, les émirats, le Pakistan, la Russie, la Turquie, l’Iran portent la plus lourde responsabilité dans la déstabilisation, l’instabilité, le chaos qu’ils ont déchaîné au Proche et au Moyen-Orient et qui a contaminé l’Afrique subsaharienne. Si la prétendue communauté internationale avait la moindre cohérence et la moindre bonne volonté, elle mettrait à éteindre les foyers de guerre et de désordre qu’elle a disséminés autant d’énergie et d’argent qu’elle a déployés pour les allumer.

Les belles âmes à courte vue qui clouent chaque jour au pilori les pays d’arrivée de l’immigration laissent généralement dans l’ombre la question des pays de départ. Quelle culpabilité ne portent pas ces chefs d’Etat qui, soixante ans, deux générations après que leurs pays ont découvert ou recouvré une indépendance aliénée par la colonisation, ne se soucient pas de retenir sur leur propre sol les plus entreprenants, les plus actifs et souvent les plus diplômés de leurs concitoyens ! Quelle responsabilité n’ont-ils pas dans le refus, où se mêlent l’incurie, les préjugés et la lâcheté, de contrôler, comme l’a fait en son temps la Chine, l’explosion de leur population ! Vénalité et incapacité sont les mamelles flétries de trop de gouvernements qui de par le monde, et pas seulement en Afrique, font le malheur de leurs peuples. C’est en ce sens que l’on pourrait dire en effet que la « crise migratoire » a d’abord des aspects politiques et moraux.


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