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Quoi qu’il nous en coûte…

PRESIDENT ET CANDIDAT


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Chronique de Dominique JAMET...

Emmanuel Macron sera-t-il en avril 2022 candidat à sa propre réélection ? Soyons simples. A six mois de la présidentielle, l’hypothèse qu’il ne le soit pas, compte tenu des éléments en notre possession, est évaluée à environ 0,000000000001%, donc avec une marge d’erreur assez proche de zéro.

Pourquoi pas ? La réforme constitutionnelle de 2008, adoptée sans consultation du corps électoral tout comme celle de 2000 qui instituait le quinquennat, autorise le chef de l’Etat sortant à briguer un nouveau mandat. Soit un de trop pour ceux qui n’auraient pas apprécié le premier. En revanche, il lui sera interdit de solliciter dans la foulée une deuxième reconduction, au grand dam de ceux qui en redemanderaient. Ainsi va la Constitution de la Ve République, telle que l’ont amendée, retouchée, bricolée, affaiblie et abîmée au fil du temps et au gré de leurs diverses arrière-pensées les médiocres héritiers de son fondateur.

Dans la compétition qui fait déjà rage, en avance sur le calendrier, et se distingue par une intensité, une virulence et même une violence (pour le moment verbale), exceptionnelles, les divers challengeurs, déjà déclarés ou potentiels, et le champion qui remet son titre en jeu s’affrontent-ils à armes égales ? Il s’en faut évidemment.
Le fonctionnement de la société et d’abord le jeu des institutions confèrent d’entrée au locataire de l’Elysée un avantage considérable sur ses adversaires. N’eût-il pas – cela s’est vu, hélas – la stature de sa fonction, le statut qui est le sien assure à ses activités, à ses apparitions, à ses interventions, à ses discours et jusqu’à ses silences un poids et une publicité dont ses concurrents ne bénéficient. Car il est le seul à disposer des moyens, des atouts, des appuis et surtout des nombreux leviers que lui assure le pouvoir.

Or, ce qui est admissible, et généralement admis, acceptable et communément accepté en temps normal, je veux dire en dehors de la période électorale officielle, ne devient-il pas un privilège exorbitant lorsque celle-ci a commencé ? Est-il juste, est-t-il honnête qu’au Grand Prix de la Présidence, tous les cavaliers, à l’exception du favori de la course, partent avec un handicap plus ou moins lourd dont celui-ci est seul dispensé ? La question vaut d’être posée. Elle mériterait une réponse.

Emmanuel Macron est parfaitement libre de différer l’annonce de sa candidature jusqu’à l’extrême limite que lui impose la législation en vigueur. Mais il y a quelque chose de malsain, voire de pourri, au royaume de France dès lors qu’il est permis de se demander si le président en exercice est encore guidé par ce qu’il estime être l’intérêt général ou par ce qu’il croit être l’intérêt particulier du candidat à venir, autrement dit de lui-même.

Or, il n’est depuis quelque temps déplacement, intervention, décision du président Macron qui ne donnent prise au soupçon d’être organisés, effectués ou pris dans la seule perspective du scrutin d’avril. Quoi qu’il en coûte. Quoi qu’il nous en coûte.

Catégorie par catégorie, communauté par communauté, classes moyennes, classes populaires, jeunes, vieux, policiers, harkis, automobilistes, smicards, enseignants, il n’est aucun groupe social que le chef de l’Etat ne caresse dans le sens du poil et en faveur duquel il ne tire ou ne fasse espérer des chèques en bois sur le compte de la France. L’argent ruisselle. La note attendra mai prochain. Quand on veut être aimé, on ne compte pas. On paie.

Il y a bien longtemps, au lycée où nous apprenions l’histoire de l’Antiquité, nos professeurs stigmatisaient la Rome décadente où les aspirants à l’empire achetaient à prix d’or l’adhésion des prétoriens et soulevaient les acclamations du peuple en lui offrant du pain et des jeux. Ils évoquaient à l’occasion le mot légendaire de César dont la femme ne devait pas être soupçonnée. La femme, soit. A fortiori César lui-même.

La solution – une solution - pourrait être que dans les six semaines ou les deux mois qui précèdent l’élection, le président-candidat dépose les insignes de sa magistrature et renonce à des moyens qui sont refusés à ses concurrents. L’intérim du gouvernement de la France pourrait être assuré jusqu’au soir du second tour par une autorité temporaire, un arbitre en somme, tel que le président du Conseil constitutionnel, le président du Sénat ou le vice-président du Conseil d’Etat qui se bornerait à expédier les affaires courantes. Ainsi serait-il mis fin à un système inique où, contrairement à la justice la plus élémentaire, les règles ne sont pas les mêmes pour tous les joueurs. Le match en serait plus équitable.


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