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CE N’EST QU’UN DEBUT, CONTINUONS LE DEBAT !


Chronique de Dominique Jamet...

La campagne qui précéda le referendum de 2005 sur une Constitution européenne restera comme un modèle. Un modèle en son genre.

Les nombreux débats qui se tinrent alors sur les différentes chaînes de radio et de télévision obéirent en effet à un schéma si convenu qu’il s’apparentait plutôt à un rituel. Le célébrant, journaliste ou animateur, introduisait l’émission par un préambule invariant. L’Europe, rappelait-il en substance, c’est la raison, c’est le bon sens, c’est l’avenir. N’opteraient pour le « non » que des abrutis, des Gaulois réfractaires, au mieux de pauvres gens égarés, au pire de fieffés réactionnaires, voire des négationnistes sataniques. Les intervenants, tous triés sur le volet, ayant opiné du bonnet, la discussion pouvait commencer, entre gens de bonne compagnie.

On connaît la suite. Les électeurs refusèrent massivement l’avenir radieux qu’on leur proposait. Echec au Cercle de la Raison. On connaît la fin : deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy faisait voter par le Congrès un traité qui bafouait le vote des citoyens. Qui c’est qui était bien attrapé ? Le bon peuple. Malgré le temps passé, la plaie n’a pas cicatrisé. Elle n’est pas pour rien dans le discrédit de la classe politique, et au-delà de celle-ci, comme le bébé jeté avec l’eau du bain, dans la vertigineuse montée de l’abstention.

Cependant, l’alerte passée et le peuple remis à sa juste place, devant l’écran où il est invité à admirer les exploits des demi-dieux du stade, découvrir les vedettes de demain et rêver de gagner des millions, le microcosme un moment bousculé se pressait de nouveau au bal des gens bien, dans le si doux ronron du politiquement correct, dans l’irremplaçable confort de l’entre-soi, là où il faut être du côté du bien qui n’est trop souvent que le côté du manche, là où l’important n’est pas de dire ce que l’on pense, à supposer que l’on pense encore, mais ce qu’il faut dire pour avoir droit à la parole, de faire ce qu’il faut pour faire carrière, là où, concrétisant la désormais légendaire maxime du prince de Salinas, on parle et on feint de tout bouleverser pour que rien ne bouge.

Or, voici que les temps changent. Voici que, confrontés aux urgences et aux périls d’un monde dangereux, aux problèmes, à la perte d’identité qui menacent la France, les Français se réveillent. A l’approche de l’échéance d’une élection présidentielle dont chacun ressent plus ou moins clairement l’importance, la vie politique, figée depuis près de deux ans par l’apparition, l’ampleur et la présence obsessionnelle d’une épidémie, reprend avec l’irrésistible force, avec l’impétuosité des dégels. Voici qu’à la grande stupéfaction, à l’indicible étonnement, à la rage impuissante des installés, les micros et les portes si longtemps fermés et contrôlés par une caste s’ouvrent aux réprouvés, aux bannis, aux infréquentables.

Cette rupture, ne soyons pas naïfs, tient pour partie à des changements circonstanciels dans la propriété de certains médias et le feu vert donné par leurs propriétaires. Mais elle traduit en profondeur le creusement et l’élargissement du fossé, devenu abîme, entre la réalité vécue de notre pays et sa représentation médiatique (et politique), elle reflète la déconnexion entre le vécu des Français et le théâtre d’ombres où continuent à pérorer de médiocres comédiens que l’on ne siffle même plus. La crise que nous traversons donne ou rend la parole à ceux dont on avait si longtemps réussi à étouffer la voix.

« Je ne vous laisserai pas dire…Je ne vous permettrai pas de dire…Vous n’avez pas le droit de dire… » Ces tics, ou plutôt ces mantras qui ont rythmé tant de dialogues de sourds sur les plateaux de la télévision, seraient-ils soudain périmés ? Même le mot « facho », ce missile, cette arme absolue qui si longtemps a suffi à pulvériser celui qui en était la cible n’est plus qu’un pétard mouillé. Dès lors qu’on ne peut plus proscrire l’adversaire, on ne peut plus se contenter de l’injurier ou de lui couper la parole, on est contraint de réfléchir, de raisonner, d’argumenter, autant d’efforts dont on avait pris l’habitude de se dispenser, bref de débattre. Enfin.

La semaine passée, le duel annoncé sur France 2 entre Valérie Pécresse et Gérald Darmanin n’a pas déçu le million de téléspectateurs qui l’ont suivi. Aucun, à vrai dire, n’en attendait rien et nul n’en retiendra rien. A la même heure, sur BFM, l’affrontement entre deux hommes que tout opposait, mais qui ont en commun intelligence, éloquence et culture, et qui ont su exposer leurs différence et et défendre leurs idées et réunissait quatre millions d’auditeurs attentifs. Faire se rencontrer Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, cela s’appelle la démocratie.


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"On commence à parler de populisme lorsque les peuples votent autrement que le souhaiteraient les élites."
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