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MIGRANTS ET MIGRATIONS


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Qu’il cherche à fuir les horreurs de la guerre ou de la terreur islamiste, qu’il tente d’échapper aux fatalités de la faim, de la misère, du chômage, du sous-développement, qu’il rêve d’un plus ou moins mythique Eldorado, qu’il préfère les risques et les chances que lui offrent les pays où le niveau du confort et de la civilisation est plus élevé que le niveau de la mer à la probabilité, voire à la certitude du vide, de l’immobilité, de la stagnation, de l’oppression, qu’il veuille donner un sens à son existence et à celle des siens, qu’il choisisse l’Occident, avec tous ses défauts, plutôt que le Tiers-monde, avec toutes ses séductions, comment ne pas comprendre les motivations, des plus matérielles aux plus élevées, comment ne pas comprendre les multiples raisons qui amènent un être humain à se lancer dans une errance où il peut, en place du paradis auquel il aspire, être réduit en esclavage ou condamné à une mort stupide et cruelle ? Ce n’est pas de gaîté de cœur qu’un homme quitte sa terre natale. Un migrant n’est pas un adversaire, un migrant n’est pas un ennemi, un migrant est un homme en souffrance, en demande, un solliciteur, un mendiant, un malheureux. Et qui de nous, dans des situations comparables, ne serait pareillement enclin à prendre les chemins douloureux de l’exil ?

S’ensuit-il qu’il faille indistinctement recevoir tous les candidats à l’accueil, qu’il faille ouvrir tout grand les vannes au flot sans cesse accru des demandeurs ? L’évidence d’une pression justifie-t-il qu’on y cède au risque de l’accroître ? Que l’invasion soit pacifique, désordonnée, menaçante ou guerrière, l’histoire de l’humanité n’a jamais admis, encore moins reconnu ni aux individus ni aux collectivités je ne sais quelle légitimité à venir s’établir et s’installer n’importe où et chez n’importe qui, le seul droit consacré en l’occurrence étant celui du nombre, de la force, de la colonisation, de la conquête. Il est du devoir d’un Etat et de ses dirigeants, si cruel que puisse être ce devoir, de contrôler ses frontières, d’assurer la tranquillité, la sécurité, la cohésion de sa population et de ne donner de réponse positive qu’à une demande recevable. Une chose est de ressentir et de manifester compréhension et compassion, voire d’apporter aide et assistance à un migrant en tant qu’individu, une autre, au nom de la raison d’Etat et des responsabilités qu’elle impose, est d’opposer un barrage aussi étanche que possible, à la marée montante de migrations incontrôlées. Parmi les nombreuses causes qui entraînèrent la chute de l’Empire romain, il faudrait être soit ignorant soit de mauvaise foi pour ne pas donner l’une des premières places à l’admission de plus ou moins bonne grâce à l’intérieur du limes de tribus assurément fort sympathiques mais plutôt moins que plus assimilées et autrefois connues sous l’appellation désobligeante de « barbares ».

Mais laissons là l’Empire romain et sa décadence, avec ses Goths, ses Ostrogoths, ses Wisigoths et ses Vandales. Ce n’est pas le sujet (encore que…). Nous sommes en France, en 2019, et la question que nous pose tous les jours, sous diverses formes, l’actualité, est la suivante : notre pays, la France, est-il en mesure, est-il en état d’accueillir et d’enraciner sur son sol la totalité des immigrés qui le souhaitent ?
En mesure, c’est-à-dire, si élevé qu’en soit le coût financier, en avons-nous la capacité ? A la rigueur, sans doute. Mais en état, certainement pas. Que ce soit d’un point de vue affectif ou psychologique, culturel ou sécuritaire, économique ou social, notre pays a atteint un seuil qu’il ne saurait dépasser sous peine de susciter un rejet généralisé ou d’y perdre sa personnalité, son identité, sa spécificité, telles que les avait façonnées, modelées et polies une histoire de vingt siècles.

Un sondage tout récent nous apprenait, ou plutôt nous confirmait, qu’environ les deux tiers de nos concitoyens jugeaient excessive la proportion des étrangers au sein de notre population. Une autre enquête réalisée parmi les personnes de confession musulmane qui vivent en France établissait qu’un tiers d’entre elles (et la moitié des moins de vingt-cinq ans) pensaient que la laïcité devait s’adapter aux pratiques de l’islam. Peut-on plus clairement signifier qu’une partie numériquement importante de nos cohabitants – faut-il ici parler de concitoyens ? – adhère à des valeurs qui ne sont pas les nôtres et fait passer son obéissance aux préceptes d’une religion importée de l’étranger avant son respect des lois de la République ? Peut-on plus clairement signifier que la France a été incapable depuis un demi-siècle d’intégrer ou d’assimiler, bref de faire siens quelques millions d’étrangers qui sont venus s’y établir ? Et cela dans un contexte où elle ne parvient pas davantage à assurer l’éducation, le logement, l’emploi et le bonheur de ses ressortissants d’origine. Un pays qui comporte cinq millions de citoyens condamnés au chômage partiel ou total, un pays qui abrite (si l’on peut dire) neuf millions de pauvres, peut-il raisonnablement accueillir en grand nombre des étrangers qui viendront s’y ajouter au nombre des chômeurs, des pauvres, des assistés et des mécontents ? L’Europe n’est pas un continent vide, un Nouveau monde en quête d’immigrés qui viendraient assurer son développement et contribuer à partir d’apports multiples à la naissance d’une nation. Notre politique doit s’adapter à notre réalité.

L’administration française a délivré l’an dernier 150.000 titres de séjour (non compris ceux accordés à des étudiants) dont 90.000 au titre du regroupement familial. Elle a reçu 125.000 demandes d’asile, dont les 110.000 déboutés se sont maintenus sur le territoire d’où ils sont censément expulsables sans être pour autant expulsés. A quoi il faut ajouter un nombre par nature indéterminé de clandestins.

Certains, par idéologie ou par naïveté, spéculent sur l’humanité de l’opinion et la lâcheté de nos dirigeants pour contrer toute régulation de l’immigration. Ils sont soit les complices conscients soit les victimes futures du désordre qui monte et de son corollaire, une révolte nationale qui se portera aux extrêmes. L’heure n’est plus à la répartition à l’amiable de quotas d’immigrés non désirés entre les pays de l’Union européenne. Le moment est venu de mettre fin au regroupement familial, ce dispositif irresponsable dont le responsable initial, Valéry Giscard d’Estaing, a, trop tard, reconnu la nocivité. Le devoir d’un gouvernement digne de ce nom est de veiller à ce que ne s’installent plus en France que ceux dont la présence, sentiments et les activités ne portent atteinte ni à la tranquillité ni à la cohésion ni au mode de vie de la nation, que ceux qui peuvent et veulent, vivant en France, s’y associer, s’y faire français.

Une urgence, circonstancielle, est de mettre fin au drame des noyades collectives qui font de la Méditerranée un tragique cimetière marin. La moindre humanité commande de repérer et de sauver les malheureux dont de modernes négriers, des trafiquants de chair humaine, sans risquer rien eux-mêmes, jouent la survie à quitte ou double. La riposte commune se situe ailleurs : elle consisterait à poursuivre, à bloquer, à traquer, à incarcérer, à neutraliser par tous les moyens ces prétendus passeurs qui organisent à leur profit l’embarquement pour l’enfer.

Le président de la République a décidé de « regarder en face » l’immigration et à cette fin il a mis à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale un grand débat sur un thème dont tous les éléments sont connus et s’affichent quotidiennement sur la place publique. Débat sans vote et donc sans conséquences prévisibles qui ne fera que mettre en évidence une fois de plus l’inutilité d’une Chambre d’enregistrement que notre système a vidée de tout pouvoir et que l’actuel chef de l’Etat n’a eu de cesse d’avilir, à la suite de ses prédécesseurs et plus radicalement L’immigration n’est pas un sujet pour le Grand oral de l’ENA. L’immigration est un problème et un problème n’appelle pas des palabres mais des solutions.

Dominique Jamet


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