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Lutte des classes et unité nationale selon François Guizot


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Ci-dessous un texte de Guizot de 1828 dans ses leçons sur histoire de la civilisation en Europe, septième leçon.
Cette citation semble résumer la situation actuelle, en particulier celle des Gilets Jaunes. Karl Marx ne cache pas sa dette vis à vis de Guizot sur l’invention de l’expression "lutte des classes" et de son sens sociologique profond.
Guizot parle d’une nécessaire et vivifiante lutte des classes, mais seulement vertueuse dans un espace national bien défini. Une lutte des classes conduite face à une méritocratie/oligarchie nomade, détachée du lien solidaire national ne peut que conduire à une révolte désespérée dont il est bien difficile de mesurer l’issue tragique.

L’Europe moderne est née de la lutte des diverses classes de la société. Ailleurs, cette lutte a amené des résultats bien différents : en Asie, par exemple, une classe a complètement triomphé, le régime des castes a succédé à celui des classes, et la société est tombée dans l’immobilité. Rien de tel, grâce à Dieu, n’est arrivé en Europe. Aucune des classes n’a pu vaincre ni assujettir les autres ; la lutte, au lieu de devenir un principe d’immobilité, a été une cause de progrès ; les rapports des diverses classes entre elles, la nécessité où elles se sont trouvées de se combattre et de se céder tour à tour ; la variété de leurs intérêts, de leurs passions, le besoin de se vaincre, sans pouvoir en venir à bout ; de là est sorti peut-être le plus énergique, le plus fécond principe de développement de la civilisation européenne.

Les classes ont lutté constamment, elles se sont détestées, une profonde diversité de situations, d’intérêts, de mœurs, a produit entre une profonde hostilité politique : et cependant elles se sont progressivement rapprochées, assimilées, étendues, chaque pays de l’Europe a vu naitre et se développer dans son sein un certain esprit général une certaine communautés d’intérêt, d’idées, de sentiments qui ont triomphé de la diversité et de la guerre. En France, par exemple, dans les 17 et 18 siècles, la séparation sociale et morale des classes était encore très profonde, nul doute cependant que la fusion ne fut des lors très avancée, qu’il n’y eut dès lors une véritable nation française qui n’était pas telle classe exclusivement, mais qui les comprenait toutes, et toutes animées d’un certain sentiment commun, ayant une existence sociale commune, fortement empreintes enfin de nationalité et d’unité.


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