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Sortir de la crise sociale à La Réunion : porter une ambition pour la France sur mer


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Depuis 2017, les crises qui secouent l’outre-mer Français, en Guyane, à Mayotte et maintenant à La Réunion, montrent à quel point ses territoires sont devenus inflammables, tels des terres en friches, abandonnées de longue date, asséchées et donc sensibles à la moindre étincelle.

A La Réunion, Département souvent cité en exemple en Outre-mer pour son dynamisme économique, pour son attachement aux valeurs de la république et pour son savoir vivre ensemble, jamais une crise sociale n’a été aussi aiguë. Sa généralisation à l’ensemble du territoire, l’intensité des violences qui secouent les quartiers les plus en difficulté, sa durée sont sans précédent.

Le mouvement des gilets jaunes a été le déclencheur de ce nouvel accès de fièvre sociale, mais il n’en est pas la cause. Il est le révélateur de difficultés qui prennent à La Réunion une acuité particulière, dans un contexte de grande pauvreté et de chômage de masse. Mais ces difficultés réunionnaises sont de même nature que celles rencontrées par de plus en plus de Français au plan national : des revenus du travail devenus insuffisants pour faire face aux simples besoins du quotidien.

La paupérisation d’une partie croissante du pays n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte de choix politiques, économiques et sociaux qui privilégient la compétitivité économique et le rendement du capital plutôt que la création d’emplois et la cohésion sociale et territoriale. Les effets de ces choix, à savoir la progression continue du chômage, la précarisation des emplois et le retrait des services publics, sont évidemment bien plus graves dans des territoires comme La Réunion où le chômage est endémique, les revenus moins élevés qu’en métropole et le niveau des services publics insuffisants pour faire face à une croissance démographique forte et à un vieillissement accéléré de la population.

Réaction à la remise en cause sourde du pacte social qui a fait l’unité de la France, la colère exprimée par le mouvement des Gilets Jaunes est donc évidemment légitime et profonde. Il ne suffira pas de geler ou de baisser les taxes sur les carburants pour y répondre. Il faudra refonder le pacte social, permettre à chacun de se projeter dans la société française, où qu’il soit sur le territoire.

Le résultat du premier tour de la Présidentielle avait déjà alerté sur le risque de dislocation de la société française, avec l’effondrement des partis politiques traditionnels et une progression sans précédent des extrêmes. A La Réunion, le tsunami politique a atteint une amplitude inégalée, plaçant largement en tête des suffrages les candidats de la France insoumise et du Front national. A La Réunion comme au plan national, il ne s’agit pas de répondre à la montée des extrêmes par la peur, les anathèmes et les reproches. Il est devenu extrêmement urgent d’ouvrir de nouvelles perspectives, à travers un projet partagé qui mobiliserait tous les Français.

Contrairement aux orientations prises par Emmanuel Macron, ce projet ne peut pas se résumer à la construction européenne. Elle fait dépendre le destin de la France et des Français des choix des autres nations qui, pour la majorité d’entre elles, ne partagent pas notre vision de l’Europe. Ce projet doit principalement consister à valoriser les atouts de la France, avec l’ambition d’entraîner le reste de l’Europe, mais sans dépendre d’elle.

Au premier rang de ses atouts figure l’Outre-mer, la France sur mer et ses 2,7 millions d’habitants qui donnent à notre pays le 2e espace maritime mondial. C’est à dire une capacité considérable à influer sur le transport maritime et le commerce international, à capter l’énergie des océans, à valoriser la biodiversité marine, source d’énergies renouvelables, de nourritures et de médicaments, à coopérer avec les pays des bassins émergents qui désormais portent la croissance économique mondiale et concentrent les principaux défis à relever pour garantir le développement durable de la planète toute entière.

La France sur mer doit devenir, à égalité avec une construction européenne plus respectueuse des peuples, un levier que notre pays doit mobiliser pour se projeter dans l’avenir et dans le monde. L’activation de ce levier ne passe pas par les mesurettes du « livre bleu outre-mer », presque totalement vide de sens, mais par un soutien massif à l’investissement et à la recherche-développement, notamment par la réhabilitation et le renforcement des dispositifs de défiscalisation dans tous les secteurs productifs de nos économies et en particulier dans le secteur de l’économie verte. La défiscalisation a une vertu cardinale, celle de substituer à l’assistance de la subvention publique, une communauté d’intérêts concrète qui réunit des Français de l’Hexagone et des Français sur mer sur des projets de territoire. La réponse à la colère des gilets jaunes, partout en France, c’est le réinvestissement par l’Etat du territoire et le renforcement de la solidarité entre tous les Français.

Forte de la solidarité technologique et économique de la nation, valorisant son patrimoine naturel et sa jeunesse formée et diplômée, La Réunion, comme l’ensemble de la France sur mer, saura contribuer de manière décisive au redressement du pays. Parce qu’elle est la France et l’Europe dans tous les océans, la France sur mer est capable d’inventer ce nouveau modèle de développement dont le monde a besoin, conciliant économie et écologie. Malgré le sentiment d’abandon, malgré les doutes, le patriotisme de nos territoires s’exprime partout, de Mayotte à la Nouvelle Calédonie. Il est disponible. Il ne demande qu’à être mobilisé. Il manque juste la confiance et l’ambition d’en faire une véritable force pour ces territoires et pour la Nation.

Hugues MAILLOT, Président de Ré-Unir


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