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Alstom – General Electric Belfort : une affaire d’Etat


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Lors du rachat de la branche énergie d’Alstom en 2015, le groupe GE s’était engagé à créer un millier d’emplois, une promesse jamais tenue. A cette époque, les parlementaires de l’opposition doutaient de la sincérité de GE et dénonçaient, auprès du ministre de l’économie Emmanuel Macron une braderie, un dépeçage de notre industrie et une absence de politique industrielle protégeant nos fleurons face à ce géant américain.

Par le pur des hasards, au lendemain des élections européennes, nous apprenons qu’un millier d’emplois vont être supprimés. Les nouvelles commandes s’exécuteront aux Etats-Unis. Une gifle pour l’emploi et l’économie sur ce territoire où d’autres emplois indirects sont menacés.

Quel regard porter sur cette affaire et sur la politique de GE ?

En mars 2018, le « canard enchaîné » mentionnait « Le double jeu de Macron dans la vente d’Alstom à General Electric : il avait commandé un rapport secret pour arranger les affaires de Bouygues ». L’article reprenait un rapport parlementaire du député LR Olivier Marleix. Il faisait part de la vente, en 2014, de la branche énergie d’Alstom à General Electric (GE), organisée par Bouygues et la banque Rothschild à l’insu du pouvoir politique, mais pas d’Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Elysée et... ancien de Rothschild. La préoccupation centrale fut de sauvegarder les intérêts des actionnaires (dont Bouygues).

Si GE répond à la devise américaine « America firts, make america great again », Didier Bille, ancien DRH du groupe, a dévoilé, dans une interview à « Challenges », le côté obscur du management interne en matière de licenciements sans convention collective. En 2016, Jérôme Pécresse, membre du comité exécutif de GE France, proposait un plan de licenciements de 800 postes sur la région Ile de France (dirigée par son épouse). Enfin, le plan de licenciement actuel sur Belfort est élaboré par Hugh Bailey, nouveau directeur général de GE France depuis quelques semaines, et ancien conseiller auprès d’Emmanuel Macron à Bercy.

Peut-on considérer que l’Etat était au courant, depuis des années, et qu’il s’agisse d’une trahison, d’une forfaiture, de notre actuel Président de la République ? A la vue des éléments, la création d’une commission d’enquête parlementaire semble justifiée. Une nouvelle fois, la politique ultra libérale l’emporte sur la défense des intérêts de la France et détruit des familles. Alors que, dans le cas d’Alstom, d’autres solutions étaient possibles.

Ludovic DEMATHIEU


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