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Compte-rendu du comité de pilotage

du vendredi 4 janvier 2019


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Présents  : Dominique JAMET, Éric RAOUL-DUVAL, Laurent BARON, Joël DUPONT,
Renaud QUILLET.

En ligne : Ludovic DEMATHIEU, Bernard DUCHAUSSOY, Didier HAMELIN.

Éric RAOUL-DUVAL ouvre la séance à 18 h 55.

Il commence par un compte rendu synthétique de la réunion du 12 décembre dernier.
Le premier constat objectif que l’on peut faire, c’est que toutes les personnalités ou formations sollicitées sont venues ou se sont fait représenter à un niveau significatif ou par des personnes de confiance, à l’exception de Laurent Nants. Il est évident que certaines vont prendre leurs distances, mais c’est un début très encourageant. (Depuis une nouvelle réunion s’est tenue le 16 janvier et contre toute attente … toutes les formations sont venues !)

Dominique JAMET évoque ensuite cette réunion sur le fond et confirme le constat a priori d’Éric.
La nouvelle réunion, dont le principe avait été agréé le 12 décembre, est, en définitive, avancée au Mercredi 16 janvier prochain.
À cette occasion, la délégation de l’UNC, toujours conduite par D. Jamet, fera une proposition et posera une question, toutes deux significatives, aux autres participants.

La proposition : Créer une structure légère mais efficace entre nos mouvements, pour échanger, et, si possible, convenir d’actions communes et les réaliser.

La question : Il faut convenir que quelques mouvements et personnalités présents ou représentés n’accordent pas la même priorité absolue que nous au combat contre E. Macron et ce qu’il représente, et manifestent une exclusive à l’égard de certains de nos interlocuteurs, dont Florian Philippot et ses « Patriotes ». C’est notamment le cas de Marie-Françoise BECHTEL, Vice-Présidente en titre, et dirigeante en fait, de République Moderne.
Les autres en revanche, seraient-ils disposés à organiser avec nous une grande réunion publique (si possible plusieurs centaines de militants et sympathisants), avec, en perspective, la constitution d’un « Cartel », qui ne soit certes pas un carcan, mais qui nous donne une nouvelle visibilité à l’égard de l’opinion publique ?

Les réactions à ces propositions, notamment à la seconde (car la question posée constituera bien sûr aussi une proposition), seront assez significatives de la motivation des uns et des autres en cette mi-janvier.
Pour l’heure, atteindre un score de 3 %, autorisant le remboursement des frais de campagne, et, a fortiori, de 5 %, donnant des élus, est, pour la plupart des listes déclarées ou potentielles, un objectif himalayesque, ou, pour le moins, assez aléatoire. D. Jamet prévoit ainsi – ce qui a été officialisé depuis – la candidature de Thierry Mariani, non pas derrière Nicolas Dupont-Aignan, mais sur la liste RN.

Laurent BARON pose la question de nos rapports avec Julien AUBERT et ses amis (Oser la France).

D. Jamet confirme notre volonté de cultiver de bons rapports avec eux, tout en gardant une claire et prudente réserve, du fait que nous avons de gros doutes sur l’intention réelle de Julien Aubert et de ses amis de s’émanciper de LR, d’ici le scrutin du 26 mai et dans sa perspective, ce qui est compréhensible, compte tenu de ce qu’ils y risqueraient électoralement et matériellement.

Éric fait part d’éléments nouveaux quant au « Label ». Ils ont notamment découlé d’un long mél argumenté de Francis CHOISEL (acteur du premier « souverainisme » français), après sa participation à la réunion que nous avons organisé le 12 décembre, et à la suite d’une réunion du Comité Valmy : le meilleur « Label » (ou « Logo ») ne serait-il pas maintenant tout simplement le « Gilet Jaune » ? De façon plus réfléchie, l’idée pourrait être de s’efforcer de convaincre certains « Gilets jaunes » qu’une liste qui leur soit propre ferait peut-être 8 ou 9 % (voire plus), mais qu’elle ne surmonterait pas certains clivages qui existent entre eux. En revanche, décerner un label (ou logo) « Gilet Jaune » à des listes dont les idées leur conviendraient chacun au moins pour partie pourrait avoir un effet au moins symbolique, par cumul des voix des listes concernés, assez fort au soir du 26 mai prochain. À sa demande, une rencontre avec Francis Choisel a eu lieu quelques jours après le présent Comité. Il devait être présent le 16 janvier, mais n’a pu l’être, le Mouvement France étant toutefois alors représenté par son fondateur et président, Roland HUREAUX.

Didier Hamelin, qui suivait la réunion en ligne sans que nous y ayons pris garde, intervient alors avec franchise et cordialité.

Fait a priori anecdotique, D. Jamet rapporte avoir découvert une chanson satirique concoctée par des « Gilets Jaunes » et diffusée assez largement, qu’il a trouvé formidable d’efficacité. Recherches faites, il s’agit de la reprise d’un grand succès de Michel Fugain du début des années 1970, Les Gentils, Les Méchants, composé et enregistré à l’origine pour la BO du film de et avec Pierre Richard Je sais rien, mais j’dirai tout ! » Sans exagérer la chose, c’est une preuve que les « Gilets Jaunes », même au sens le plus strict, sont loin d’être des brutes extrémistes manipulées par telles ou telles factions ou officines sulfureuses, nauséabondes ou diaboliques…

Éric rend compte ensuite de l’état de l’opération « Label », dont D. Jamet constate qu’il faut admettre qu’elle fonctionne pour l’heure moyennement. Éric n’en disconvient pas, mais, avant de communiquer quelques données à jour la concernant, indique qu’à titre personnel, il préfèrerait de beaucoup que, désormais, on préfère au terme « Label » celui de « Logo » ou l’expression « Manifeste pour un Logo ».
Il donne ensuite les derniers chiffres de l’« Opération Label » (la première vague de l’Appel à signatures individuelles). Nous avons une trentaine de signatures, avec, tout de même, une douzaine de maires, outre les trois que nous comptons parmi nos membres fondateurs.
D. Jamet en est assez rasséréné
. Il note qu’il ne faut pas pousser au noir le fait que nous n’ayons pas obtenu un raz-de-marée, dans la mesure où il y a un nombre non négligeable d’initiatives concurrentes et quasi simultanées.
D’ailleurs, E. Macron lui-même est le premier à vouloir faire du scrutin européen un référendum.
Mais tout le monde est encore face à de nombreuses et importantes inconnues.

Le RN va sans doute investir comme tête de liste le très jeune mais assez aguerri Jordan BARDELLA. (Cela a été officialisé depuis.)
La FI, Marion AUBRY.
Qui sera la tête de la liste plus particulièrement patronnée, ouvertement ou non, par E. Macron ?

Que fera ou pourra faire Ségolène Royal ? [Elle a depuis, en quelque sorte, jeté l’éponge.]

Renaud QUILLET évoque, en toute franchise, sa sidération quant au degré de haine et d’irrationalité atteint dans une grande partie des « classes supérieures », non seulement financières, mais particulièrement intellectuelles et culturelles, à l’égard de ce qu’exprime le mouvement des « Gilets Jaunes ».

La discussion est ensuite ouverte à tous quant à l’attitude à tenir à l’égard du « Grand Débat national » lancé par E. Macron.
Une quasi unanimité se manifeste spontanément pour y intervenir.

Laurent indique que, dans sa commune rurale des Yvelines, dont il connaît bien le maire, un débat est organisé par la commune le 15 janvier, et que lui-même compte y participer activement.
D. Jamet pense que beaucoup de gens sont très sceptiques quant à ce que l’on peut en attendre, et qu’ils ont certainement raison, mais que, par ailleurs, nous ne devons pas négliger qu’en elle-même, la tenue de ce débat va plus ou moins percuter la trajectoire du camp « européen ».
On dresse l’inventaire rapide des axes prévus officiellement pour ce « Grand Débat » : 1) Transition écologique. 2) Fiscalité et dépenses publiques. 3) Réforme de l’Etat, de l’Administration et des Institutions. 4) Citoyenneté et Démocratie (et éventuellement immigration).
Après discussion, D. Jamet conclut : nos adhérents et amis sont invités, dans toute la mesure du possible, à se manifester dans leurs secteurs géographiques respectifs, à réclamer que le débat ne soit pas fermé au point d’en être faussé, et à y intervenir sur des bases claires, qui incluent sans les brouiller les convictions communes qui nous réunissent dans ou autour de l’UNC.

Nous sommes par ailleurs favorables au « RIC » (Référendum d’Initiative « citoyenne »), sous condition qu’il soit raisonnablement encadré  : 1) Qu’il n’y en ait pas à tout bout de champ et sur n’importe quoi. 2) Qu’ils s’inscrivent dans les bornes de la Constitution.
Par ailleurs, il n’est pas nécessaire, ni forcément judicieux de demander l’inscription des questions de souveraineté et d’Union européenne en tant que telles à l’ordre du jour des débats. Si nous y intervenons, ou au moins, y assistons, la question du respect de la volonté du peuple et celle de la citoyenneté ne pourront pas les éluder. À moins que, derrière ces mots, on ne veuille mettre que du vent, et il devrait être alors possible d’ouvrir au moins certains yeux.

D. Jamet n’exclut évidemment pas que ce « Grand Débat » ne soit guère qu’une parodie.
Mais il est enclin à s’attendre que le pouvoir soit plus ou moins débordé par les citoyens et leurs exigences.

Bernard DUCHAUSSOY s’inquiète de ce que les « doléances » fassent l’objet de « tris » à des niveaux différents (mairies, préfectures, gouvernement). Il veut bien participer s’il le faut, mais il sceptique.

Éric insiste sur le fait que, même si nous ne sommes pas naïfs, il faut éviter de concourir à l’alibi que pourrait constituer pour E. Macron une faible participation et des débats atones.

D. Jamet souhaite aussi appeler notre attention sur trois conflits en germe : 1) entre le Gouvernement et Chantal JOUANNEAU [réglé depuis par le retrait de celle-ci et de l’institution qu’elle préside (la Commission nationale pour le Débat public) de la suite du « Grand Débat »].
2) Entre les maires jouant le jeu et ceux qui s’abstiendront de relayer ce Débat dans leur commune pour tel ou tel motif.
3) Ce Débat portera-t-il à conséquence ou pas dans les orientations et l’action d’E. Macron, de son gouvernement et de sa majorité.
Sans illusions excessives, il faut tâcher de s’y investir pour essayer de le subvertir un peu.

Éric a souhaité prendre l’avis de ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de s’exprimer sur les besoins financiers de l’UNC et les moyens d’y pourvoir. Il est convenu que les adhérents recevront des informations exhaustives à ce sujet, ainsi que sur la répartition des tâches et des responsabilités telle qu’elle est et pourrait évoluer, évidemment en fonction de l’évolution beaucoup plus générale de la conjoncture politique.

La rédaction d’un programme politique sérieux, mais sans prétention à l’exhaustivité, se poursuit.

Le 16 janvier aura donc lieu à Paris une nouvelle réunion dans l’esprit de celle du 12 décembre.
Nous y proposerons ainsi notamment à nos amis et aux autres interlocuteurs intéressés de tâcher d’organiser, avant les européennes du 26 mai, une grande réunion publique (la cible serait d’au moins 300 ou 400 personnes) sur nos positions communes.
Ce serait à la fois le moyen d’illustrer notre coopération sans ingérence ni hégémonie, et de concrétiser celle-ci.
[Au moment où vous recevrez ce compte rendu, cette réunion aura eu lieu. Très vite après le présent envoi, nous vous communiquerons toutes informations utiles sur son déroulement, ses résultats, et les perspectives qu’elle a ouvertes].

Éric lève la séance vers 21 h.

Le prochain Comité de Pilotage aura lieu, comme il en a été convenu désormais ordinairement avant Noël, le premier Vendredi du mois prochain, soit le 1er février.

Renaud QUILLET, le 21 janvier 2019


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