UNITE NATIONALE CITOYENNE
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Appel du 27 juin


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Le 23 avril 2017, au premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan rassemblait sur son nom 1.695.000 suffrages, soit 4,7% des votants. Ce résultat, plus qu’honorable, amenait le fondateur et président de Debout la France à un niveau encore jamais atteint. C’était, enfin, la concrétisation et la consécration de la ligne obstinément et courageusement suivie par celui qui était encore notre candidat. Une ligne claire, indépendante, cohérente, et par-dessus tout une ligne droite.
Le 11 juin 2017, au premier tour des élections législatives, les quelque 400 candidats qui portaient les couleurs de Debout la France, ne recueillaient au total que 280.000 voix, soit 1,1% des suffrages exprimés. De ce fait, le mouvement était ramené des années en arrière, à son niveau le plus bas, en deçà même du modeste pourcentage obtenu par Nicolas Dupont-Aignan lors de l’élection présidentielle de 2012. Des années d’espoir aboutissaient à ce recul, des années d’effort étaient réduites à néant. 84% des électeurs qui avaient choisi DLF six semaines plus tôt s’en étaient repentis ou en tout cas détournés. Quelques explications qui en aient été données, quelques excuses qui aient été avancées, il faudrait être aveugle ou de bien mauvaise foi pour ne pas voir dans cette déroute la sanction de l’alliance contre nature hâtivement passée par Nicolas Dupont-Aignan avec le Front national de Marine Le Pen, de la ligne suicidaire qu’il prétendait faire avaliser par les siens, de cette ligne incompréhensible, illisible, incompatible avec les valeurs qu’il avait soutenues jusqu’alors, de cette ligne extrêmement droitiste, de cette ligne brisée.
Cadres, militants, adhérents, pour certains fidèles à Nicolas Dupont-Aignan dès l’origine même de son mouvement, pour la plupart engagés à ses côtés depuis des années, sympathisants ou électeurs, nous ne pouvions le suivre et nous ne l’avons pas suivi sur le chemin tortueux où il s’est fourvoyé. La dérive qu’il a amorcée et qu’il poursuit en dépit de molles dénégations le conduit inexorablement, affaibli et discrédité, à n’être plus qu’un pion sur l’échiquier, un acteur parmi d’autres de la grande manœuvre politicienne qui, au prétexte de faire l’Union des droites, vise à regrouper tout ce qu’il y a de plus réactionnaire, de plus régressif, et finalement de plus extrémiste dans notre paysage politique. Entreprise fatalement vouée à l’échec et qui, dans le meilleur des cas, ne peut que créer une atmosphère d’hystérie, voire un climat de guerre civile qui n’est pas ce que nous souhaitons à notre pays.
Nous croyons quant à nous plus nécessaire et même plus urgente que jamais la poursuite de ce que nous avions entrepris, la permanence, la persistance et le développement de ce courant de pensée et d’action patriote, humaniste, solidaire et démocratique qui nous avait semblé s’incarner dans Debout la France. La France que nous voulons, la France que nous construirons est une France libre, une France fière, une France forte, mais qui ne renoncerait pas à être une France juste, une France humaine, une France ouverte, une France de nouveau confiante dans son avenir. Nous voulons une France réconciliée avec elle-même et nous savons qu’il ne peut y avoir d’unité nationale là où il n’y aurait pas de justice sociale. Si nous exigeons que se précise dans les intentions et que se concrétise dans les actes une volonté implacable de lutte contre l’insécurité et le terrorisme djihadiste, si nous préconisons le contrôle de nos frontières et la définition de quotas d’immigration, nous ne pensons pas que sur le long terme la seule réponse soit la répression. La solution est dans la croissance et l’éducation. Nous faisons plus confiance aux écoles qu’aux prisons pour restaurer la paix civile et instaurer la concorde entre les citoyens.
Comme le général de Gaulle en 1944 ou en 1958, comme Philippe Seguin en 1992, comme Jean-Pierre Chevènement en 2002, comme Nicolas Dupont-Aignan en 2012, nous ne nous adressons pas exclusivement à on ne sait quel « peuple de droite », pas plus qu’à on sait trop bien quel « peuple de gauche ». Nous ne connaissons, nous ne reconnaîtrons jamais qu’un seul peuple, le peuple français, le peuple tout entier. C’est sur ce peuple que nous nous appuierons, c’est sur ce peuple que nous comptons, sur les républicains des deux rives, sur les patriotes de toutes les obédiences pour ramasser et relever le drapeau tricolore, le drapeau bleu blanc rouge une fois de plus tombé dans la poussière et abandonné à la démagogie du premier charlatan venu.
Nous pensons que le meilleur cadre pour qu’existe et s’épanouisse la démocratie n’est pas l’Union européenne des technocrates triomphants, mais la nation, soudée, cohérente, réunie, telle que l’ont fondée, fortifiée et légitimée les siècles. Si le souverainisme, c’est la volonté de voir la France à nouveau maîtresse de ses décisions, de ses orientations et de ses destinées, eh bien nous sommes souverainistes et fiers de l’être ! Si le populisme, c’est la reconnaissance du droit inaliénable du peuple à être le juge suprême et l’arbitre ultime par le jeu des élections et du referendum, eh bien nous sommes populistes et fiers de l’être !
Le défi est immense, nos moyens sont plus que limités. Nous sommes, une fois encore, au début d’une longue route, mais nous sommes prêts à nous remettre en marche, et d’abord avec ceux qui, déçus et meurtris, orphelins d’une grande espérance, sont pourtant, aujourd’hui comme hier, résolus à repartir au combat sur des bases clarifiées et assainies. Un exemple récent est venu nous montrer que les plus folles utopies peuvent devenir réalité, faire tomber comme des quilles des partis vermoulus et discrédités, « dégager » les notables faillis les plus sûrs de leur impunité et emporter les citadelles réputées les plus imprenables.
Notre première démarche a consisté en une consultation démocratique des premiers amis et compagnons qui ont renoué des contacts mis à mal par la catastrophe, en vue de déterminer le nom, éventuellement provisoire, sous lequel nous allons faire nos premiers pas. Le nom qui est sorti de ce sondage, à une faible majorité, est celui d’Unité nationale citoyenne.
Il sera donc, dans un premier temps, celui d’une association dont la vocation naturelle est vraisemblablement de devenir un mouvement politique à part entière. C’est également sous ce vocable que nous allons créer un site qui répondra à vos demandes, recueillera vos adhésions et vous tiendra informé de nos diverses initiatives. Nous prévoyons d’ores et déjà à la rentrée, le samedi 16 ou le samedi 23 septembre, une première réunion publique de lancement qui nous permettra de nous rencontrer, de nous définir et, pour beaucoup, de nous retrouver… et d’envisager la suite.

Jean-Pierre ANTONI, ancien secrétaire général de Debout la France, Anne BOISSEL, Dominique JAMET, François MORVAN, anciens vice-présidents DLF, Eric ANCEAU, Hugues MAILLOT, Laurent PERSONNE, Laurent HERBLAY, Evelyne THOMAS, anciens délégués nationaux DLF, Patricia CANTEGREL, Alain GUINOISEAU, Marie Pilar LEMARCHAND-LOSADA, Stéphane LOTH, Philippe SERRE, anciens secrétaires départementaux DLF, Jean-Paul ROBIN, ancien membre du Conseil national DLF, Bernard DUCHAUSSOY, Ludovic DEMATHIEU, Alain KERHERVE, Jean-Christophe LEBERT, Eric RAOUL-DUVAL, Collectif La ligne mauve